Adieu Berlines, adieu mineurs


ISBN

9782823112399

Pages

222

Format

148×210


Prix unitaire

20,30 €



Présentation

« … Enfin, après quelques bons coups de masse accompagnés de sourdes invectives en “platt”, tout s’est mis en place. Les carters ont été refermés, les boulons serrés à fond et la machine, au premier essai du haveur, s’est mise à ronronner comme un gros chat. Redescendus au pied de la taille pour voir tout ce charbon qui défilait sur le convoyeur en une masse noire et chaude, nous avons ressenti une intense jubilation. Le chef-porion, soucieux de sa dignité, avait à la main sa lampe de sécurité et se composait un masque impénétrable ; mais ses yeux le trahissaient. C’est comme ça, la mine ! On y devient amoureux d’un tas de charbon… »

 

Dans notre pays d’ancienne tradition minière, toutes les houillères ont fermé les unes après les autres ; le souvenir même de cette industrie qui donna du travail à des millions de personnes tend à s’estomper.

 

Jacques Bonnet raconte les différentes facettes de ce métier, exceptionnellement dur et dangereux au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dix années après la Libération, les « gueules noires » travaillaient sans relâche, confrontés au danger. Produire du combustible en quantité suffisante pour faire redémarrer l’économie du pays était d’une importance vitale.

Peu à peu, l’économie se rétablit et on oublia les « gueules noires ». Ils se retrouvèrent seuls pour livrer un combat final dont l’issue était décidée ailleurs.


Jacques Bonnet


Jacques-Robert-Marie Bonnet est né le 13 avril 1938 à Paris, dans le quartier de Belleville. Son père, Robert Bonnet, Limousin venu habiter Paris, était professeur de collège. Sa mère, native d'Argenteuil en Ile-de-France, était elle aussi professeur à Paris. Il est marié à Catherine Desvaux. Jacques Bonnet a passé son enfance et son adolescence dans la capitale, à l'exception de séjours en province durant la période de la seconde guerre mondiale, où il a appris à aimer la terre nourricière et ceux qui la travaillent. Poursuivant plus tard des études en lettres classiques à Paris, aux lycées Condorcet et Janson de Sailly à Paris, il était, en fait, plus intéressé par le scoutisme que par la récitation des textes de Tacite et de Xénophon. Admis enfin par concours à l'École des Mines de Saint-Étienne, il y découvrit sa vocation : ce serait la mine. Il fut appelé au service militaire, nommé au grade de sous-lieutenant et participa aux opérations en Algérie avant d'être rapatrié à la suite de blessures. Il s'engagea comme ingénieur du fond aux Houillères de Lorraine, dans le Groupe des Charbonnages de France. Il y a exercé de multiples fonctions dans différentes mines jusqu'à celle de directeur opérationnel et enfin de directeur technique pour l'ensemble du Groupe. Dans le cadre des opérations de diversification de son Entreprise, il a effectué plusieurs missions à l'étranger dont la plus importante et la plus longue en Australie. La découverte de peuples et genres de vie différents lui a permis, à son retour, de porter un regard nouveau sur son propre pays et son milieu de travail. Il reste très attaché à sa famille et à ses origines terriennes, mais voyage aussi souvent qu'il le peut, à la découverte de nouveaux pays et de cultures improbables (récemment le Spitsberg, au delà du cercle polaire). La littérature, les livres anciens, l'écriture sont ses autres passions. Il vit actuellement en Lorraine, dans le pays minier, et reste engagé auprès d'associations d'anciens mineurs.


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