L’Escalier de Khéops

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Aussi invraisemblable que cela puisse paraître aujourd’hui : on ne sait pas. Il faut parfois admettre que cela est possible et qu’il est bon, même, de s’en souvenir. On ne sait pas comment la pyramide de Khéops, tombeau divin, seule des sept merveilles du monde à nous être parvenue et bâtiment le plus haut du monde pendant plus de trois mille ans, a été construite. Ce livre nous rappelle qu’on ne le saura peut-être jamais et que – mieux encore – ne pas savoir pourrait être un des ravissements du sens de l’Histoire.

La base carrée de la pyramide, parfaitement horizontale, d’une surface de plus de 5 hectares (230 m de côté) donne des cotes précises à 1/10 de mm par mètre, pour un volume de 2,5 millions de m3 et une masse de 6,2 millions de tonnes. Les monolithes qui la composent pèsent en moyenne 2,5 tonnes, mais les plus imposants, situés 100 m au-dessus du niveau du Nil, pèsent jusqu’à 63 tonnes.

Mais, fichtre ! Comment donc ? Pas d’Eurêka ici, non. Ce que ces pages contiennent est une réponse possible. Avec tout ce que le possible a de réconfortant à l’heure où le savoir et la connaissance se mélangent bien trop. C’est portée par une humilité déchirante que la précision de Jean Perrenoud nous entraîne dans une aventure d’Histoire et de calcul où les dieux rencontrent les architectes. Avec comme priorité le glissement de notre mode de pensée contemporain vers celui des Égyptiens quelque quarante-cinq siècles avant nous. Voilà un livre pour les amateurs de péplums et de voyages dans le temps. Ceci n’est pas la théorie, c’est une théorie. Celle d’un architecte qui décrit, dans un langage accessible et joyeux, comment cette pyramide – bijou d’une civilisation éteinte – aurait bien pu être construite. Si l’on ne pourra jamais dire que c’est comme ça, après cette lecture, on pourra au moins dire que cela aurait pu être comme ça.

Et parce que la technique ne fait pas tout, la mythologie peut revenir de plein fouet. Oui, qu’est-ce qu’une architecture de cette ampleur sans la considération qu’elle était une offrande aux dieux ? À l’auteur alors de nous proposer une exégèse délicieuse qui réunit enfin la forme et le fond. Le sceptre de Ptah, dieu de la recherche et de la création omniprésent à cette époque, se retrouve ici évoqué par l’architecture de la couverture de la Chambre du Roi, telle une offrande que l’auteur voit comme un signe délibéré d’ordre mythologique, placé devant une volonté ne reconnaissant que lois de la statique. Oui, si l’Histoire a un sens, il se trouve peut-être au coeur même des légendes et des croyances parce que s’il y a une chose que l’on sait, c’est à quel point il peut être difficile de sortir d’Égypte.

Clément Camar-Mercier, dramaturge

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